Il y a "communauté" et "communauté"
Sur les réseaux sociaux, il y a "communauté" et "communauté". A Liège, un élève a été suspendu parce qu'il avait créé un groupe sur Facebook dans lequel il s'était moqué de son professeur d'anglais qu'il avait également humiliée. Il y a quelques mois, la même chose est également arrivée à un élève de Waterloo. Ce dernier avait créé un groupe qu'il avait baptisé: "pour tous ceux qui font des cauchemars à cause des jambes de Dupont". À Huddersfield, dans le comté de West Yorkshire, nous avons le cas inverse : une enseignante a été suspendue pour s'être moquée dans son profil sur Facebook d'une élève de 4 ans qui avait éclaté en sanglots.
Ces exemples ne sont que la pointe de l'iceberg des relations parfois problématiques entre les élèves et les enseignants par réseaux sociaux interposés, et notamment Facebook. Les réseaux sociaux peuvent en effet générer un faux sentiment de "communauté". Ils peuvent donner l'impression qu'en ligne on n'a que des "amis" qui ne seraient qu'une variante virtuelle de ses "vrais" amis et connaissances et qu'on peut donc communiquer avec eux sans prendre de gants et très librement. Hélas, il n'en va pas vraiment ainsi. Et il suffit pour s'en convaincre de tout simplement réfléchir à la manière dont on parle à ses "vrais" amis, à ses connaissances, à ses professeurs, à ses élèves, à ses collègues, etc. dans la vrai vie et à celle dont on leur parle ou dont on en parle sur le net. Réflexion faite, on se rend souvent compte qu'il y en effet un monde de différences entre ces façons de communiquer.
Il est très important de se rendre compte que les mots et les photos qu'on diffuse sur les réseaux sociaux sont vus par des centaines de personnes et pas seulement ses propres amis, mais aussi "les amis des amis des amis, …" et même la communauté internet entière si vos paramètres de protection de la vie privée sont réglés sur protection minimale. Autre détail qui a néanmoins son importance aussi, d'internet à éternité, il n'y pas loin, pas loin du tout. Il y a donc aussi une différence entre ce qu'on se dit en parlant entre amis et qu'on oublie ensuite et ce qu'on écrit sur le net et qui y reste parfois pour toujours …
On est donc toujours responsable de ce qu'on dit et donc de ce qu'on dit sur la toile aussi. Ce qu'on dit sur la toile a de plus un impact nettement plus important lié à son caractère quasi permanent et à sa diffusion massive.
Chacun reste bien sûr libre de ses agissements et de ses paroles sur le net mais réfléchir avant d'agir ou d'écrire garde tout son sens sur le net aussi !
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